{"id":22430,"date":"2025-02-12T12:43:04","date_gmt":"2025-02-12T11:43:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.templars-route.eu\/?p=22430"},"modified":"2025-02-12T12:45:06","modified_gmt":"2025-02-12T11:45:06","slug":"larchitecture-des-commanderies-templieres-puis-hospitalieres-dans-lancien-comte-de-champagne-et-de-brie-et-ses-marges-xiie-xvie-siecles-amorce-dun-projet-de-recherche-pl","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.templars-route.eu\/fr\/larchitecture-des-commanderies-templieres-puis-hospitalieres-dans-lancien-comte-de-champagne-et-de-brie-et-ses-marges-xiie-xvie-siecles-amorce-dun-projet-de-recherche-pl\/","title":{"rendered":"Amorce d\u2019un projet de recherche pluridisciplinaire dans le cadre de la TREF"},"content":{"rendered":"

L\u2019architecture des commanderies templi\u00e8res puis hospitali\u00e8res dans l\u2019ancien comt\u00e9 de Champagne et de Brie et ses marges (XIIe-XVIe si\u00e8cles) : amorce d\u2019un projet de recherche pluridisciplinaire<\/h2>\n

L\u2019ann\u00e9e 2025 marque le d\u00e9but d\u2019un projet de recherche, initi\u00e9 par Vincent Marchaisseau (Inrap[1]<\/a>, UMR 6298 ArTeHis, Universit\u00e9 Bourgogne Europe\/CNRS) et C\u00e9dric Roms (Inrap, UMR 8589 LaMOP, Universit\u00e9 Panth\u00e9on Sorbonne\/CNRS), sur les vestiges encore en \u00e9l\u00e9vation des sites templiers et hospitaliers de l\u2019ancien comt\u00e9 de Champagne et de Brie ainsi que dans les enclaves eccl\u00e9siastiques de Reims (archev\u00each\u00e9) et de Langres (\u00e9v\u00each\u00e9).<\/strong> Sont ainsi concern\u00e9s les d\u00e9partements de l\u2019Aube, la Marne, la Haute-Marne, le nord de la C\u00f4te-d\u2019Or et de l\u2019Yonne, et enfin la partie orientale de la Seine-et-Marne.<\/p>\n

Le constat, d\u00e9j\u00e0 mis en avant dans bien d\u2019autres r\u00e9gions (Franche-Comt\u00e9 par Jean Bernard, Auvergne et Velay par Laurent d\u2019Agostino, Sud-Ouest par Yoann Mattalia pour les th\u00e8ses les plus r\u00e9centes), d\u2019une sous-\u00e9valuation syst\u00e9matique de l\u2019architecture produite par les fr\u00e8res du Temple<\/strong>, s\u2019impose dans nos r\u00e9gions. Peu de sites font l\u2019objet d\u2019un classement ou m\u00eame d\u2019une inscription \u00e0 l\u2019Inventaire suppl\u00e9mentaire des Monuments Historiques. Si l\u2019on conna\u00eet l\u2019attachement des propri\u00e9taires, en majorit\u00e9 priv\u00e9s, \u00e0 leur patrimoine, ces sites retiennent peu d\u2019attention de la part des pouvoirs publics et passent sous les radars de la recherche arch\u00e9ologique. La mise en valeur exemplaire d\u2019Avalleur \u00e0 Bar-sur-Seine (Aube)<\/strong> et le programme de suivi arch\u00e9ologique, notamment sur le b\u00e2ti, ainsi que de la fouille programm\u00e9e (2019-2023) sur cette maison ont permis de prendre la mesure du patrimoine templier encore parfaitement conserv\u00e9 : une grande partie du logis et la chapelle, dont la charpente vient d\u2019\u00eatre dat\u00e9e des ann\u00e9es 1217-1218. La fouille a, quant \u00e0 elle, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un b\u00e2timent in\u00e9dit du XIIIe<\/sup> si\u00e8cle que l\u2019on peut identifier comme la cuisine. Mais aussi de conna\u00eetre les modifications effectu\u00e9es \u00e0 partir du XVe<\/sup> si\u00e8cle par les Hospitaliers\u00a0: agrandissement du logis en 1470, puis en 1550\u00a0; construction d\u2019une porte fortifi\u00e9e au d\u00e9but du XVIe<\/sup> si\u00e8cle\u2026<\/p>\n

Les sites templiers puis hospitaliers conservant encore des vestiges en \u00e9l\u00e9vation sont au nombre de 17, dans les limites g\u00e9ographiques et historiques que nous nous sommes fix\u00e9es<\/strong>. Cette recherche a pour ambition d\u2019aboutir \u00e0 une meilleure connaissance de l\u2019ensemble des b\u00e2timents pr\u00e9serv\u00e9s \u2013 on ne restaure bien, on ne conserve bien que ce l\u2019on conna\u00eet bien selon l\u2019adage \u2013 par l\u2019\u00e9tude des ma\u00e7onneries accessibles et par une campagne de datations dendrochronologiques syst\u00e9matiques (m\u00e9thode non invasive consistant \u00e0 r\u00e9aliser des \u00ab\u00a0carottes\u00a0\u00bb dans les charpentes, de l\u2019ordre d\u2019un trou de perceuse). L\u2019ann\u00e9e 2025 sera essentiellement d\u00e9volue \u00e0 la prise de contact avec les diff\u00e9rents propri\u00e9taires<\/strong> et \u00e0 la visite de sites<\/strong> afin d\u2019\u00e9valuer le nombre de b\u00e2timents accessibles et \u00e0 \u00e9tudier dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n

Cette phase pr\u00e9paratoire, de deux ann\u00e9es maximum, doit d\u00e9boucher sur la mise en place d\u2019un programme commun de recherche (PCR, \u00e0 partir de 2027). Le but est donc pour le moment d\u2019\u00e9tablir une base de donn\u00e9es, d\u2019arr\u00eater le corpus des sites, de constituer le r\u00e9seau de chercheurs et de b\u00e2tir la r\u00e9flexion scientifique qui sous-tendra ce PCR.<\/p>\n

[1]<\/a> Institut national de recherches arch\u00e9ologiques pr\u00e9ventive<\/p>\n

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