{"id":17938,"date":"2020-11-30T17:43:46","date_gmt":"2020-11-30T16:43:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.templars-route.eu\/?page_id=17938"},"modified":"2020-12-23T11:50:33","modified_gmt":"2020-12-23T10:50:33","slug":"les-sceaux-de-lordre-du-temple","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.templars-route.eu\/fr\/les-sceaux-de-lordre-du-temple\/","title":{"rendered":"Les sceaux de l\u2019ordre du Temple"},"content":{"rendered":"\t\t
H\u00e9rit\u00e9 de l\u2019Antiquit\u00e9, l\u2019usage du sceau atteint son apog\u00e9e au XIIIe si\u00e8cle, se diffusant, en marge de l\u2019essor de l\u2019\u00e9crit, dans l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale. L\u2019empreinte de cire, appos\u00e9e au bas d\u2019une charte, engage son titulaire et garantit l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du contenu. Au-del\u00e0 de cette fonction, le sceau est aussi le principal outil de communication du monde m\u00e9di\u00e9val. Form\u00e9 autour d\u2019une iconographie synth\u00e9tique, il proclame l\u2019identit\u00e9 du sigillant et v\u00e9hicule l\u2019image embl\u00e9matique cr\u00e9\u00e9e par celui-ci et au moyen de laquelle il souhaite \u00eatre reconnu.<\/p>
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Peu de temps apr\u00e8s son adoption par les grands feudataires la\u00efcs, le sceau s\u2019impose au d\u00e9but du XIIe si\u00e8cle pour la gestion des \u00e9tablissements monastiques, engageant conjointement l\u2019abb\u00e9 en tant que repr\u00e9sentant de celle-ci mais \u00e9galement la communaut\u00e9, comme autorit\u00e9 morale, et, \u00e0 ce titre, pourvue d\u2019une matrice. Seul l\u2019ordre de C\u00eeteaux, d\u2019abord tr\u00e8s prudent vis-\u00e0-vis de ce nouvel instrument, impose \u00e0 toutes ses abbayes l\u2019utilisation d\u2019une matrice anonyme et unique pour l\u2019abb\u00e9 et sa communaut\u00e9.<\/p>
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Bien que la premi\u00e8re empreinte document\u00e9e du sceau de l\u2019ordre du Temple ne date que de 1167, celui-ci pourrait avoir poss\u00e9d\u00e9 une matrice d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de son existence. Il est n\u00e9anmoins \u00e9tabli qu\u2019\u00c9vrard des Barres apposa en 1147 le sceau du grand ma\u00eetre au bas d\u2019un acte \u00e0 caract\u00e8re priv\u00e9 notifiant une donation faite par ses neveux \u00e0 Saint-Victor de Paris et n\u2019engageant donc pas l\u2019ensemble de la communaut\u00e9.<\/p>
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L\u2019ordre du Temple ne conna\u00eet, \u00e0 ses d\u00e9buts, que l\u2019usage d\u2019un sceau unique, la boule, une matrice double en argent con\u00e7ue sur le mod\u00e8le des bulles d\u2019inspiration byzantine utilis\u00e9es dans tout le bassin m\u00e9diterran\u00e9en et notamment par les papes et les rois de J\u00e9rusalem. Sur la premi\u00e8re face appara\u00eet la c\u00e9l\u00e8bre repr\u00e9sentation des deux fr\u00e8res en armes sur un m\u00eame cheval (ill. 1<\/a>), double all\u00e9gorie de l\u2019humilit\u00e9 des fr\u00e8res et de leur solidarit\u00e9, deux vertus revendiqu\u00e9es d\u00e8s les origines par la R\u00e8gle. Ce sceau, qui fut renouvel\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, demeurera le mod\u00e8le le plus stable et le plus parfaitement repr\u00e9sentatif de l\u2019identit\u00e9 templi\u00e8re jusqu\u2019au proc\u00e8s. Au revers est repr\u00e9sent\u00e9e, selon un dessin particuli\u00e8rement r\u00e9aliste, une coupole somm\u00e9e d\u2019une croix et soutenue par une galerie \u00e0 arcades. Cette figuration utilise un encodage bien connu des images m\u00e9di\u00e9vales, le symbolisme de la partie pour le tout : la Coupole du Rocher est \u00e0 la fois la premi\u00e8re des commanderies et le quartier g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ordre du Temple et le demeure apr\u00e8s la chute de la Ville sainte en 1187 et le transfert du si\u00e8ge de l\u2019ordre \u00e0 Acre (ill. 2<\/a>). La l\u00e9gende, qui commence d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u2013 + SIGILLVM : MILITVM \u2013 et se poursuit de l\u2019autre \u2013 + DE TEMPLO : CRISTI \u2013, rend les deux \u00e9l\u00e9ments indissociables.<\/p> \u00a0<\/p> \u00c0 l\u2019instar du gonfanon baucent, l\u2019usage de ce sceau est strictement codifi\u00e9, presque sacralis\u00e9, par plusieurs articles des retrais de la R\u00e8gle, en particulier les statuts hi\u00e9rarchiques attribu\u00e9s \u00e0 Bertrand de Blanquefort, grand ma\u00eetre de 1156 \u00e0 1169. Conserv\u00e9e dans une bourse de cuir, la boule est une matrice double en argent. Un templier qui se serait rendu coupable de violence envers un autre ne peut la toucher (\u00ab Si un fr\u00e8re met la main, avec col\u00e8re et courroux, sur un autre fr\u00e8re (\u2026), il ne doit porter le gonfanon baussant, ni la boule d\u2019argent \u00bb, art. n\u00b0 234). La m\u00eame punition est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 un templier ayant eu commerce avec une femme (\u00ab S\u2019il est prouv\u00e9 qu\u2019un fr\u00e8re a couch\u00e9 avec une femme, l\u2019habit ne peut lui \u00eatre laiss\u00e9 et on doit le mettre aux fers. Et jamais il ne pourra porter le gonfanon baussant, ni la boule \u00bb, art. n\u00b0 452) ou \u00e0 celui qui aura bris\u00e9 la boule, m\u00eame par inadvertance (\u00ab Et nos vieux hommes disent que si des fr\u00e8res brisent la boule de celui qui serait \u00e0 la place du ma\u00eetre, on pourrait leur \u00f4ter l\u2019habit pour cette m\u00eame raison, tant la faute est laide et pour le dommage qui pourrait advenir \u00bb, art. n\u00b0 459).<\/p> \u00a0<\/p> La cr\u00e9ation de la charge de visiteur cismarin, en 1164, entra\u00eena le d\u00e9doublement du sceau de l\u2019ordre. Le grand ma\u00eetre conserva alors le revers de la boule, la tube, qui devait son appellation \u00e0 la d\u00e9formation du mot kuba \u2013 la coupole \u2013, le visiteur prenant pour son usage l\u2019avers avec les deux cavaliers. Un premier exemple en est offert vers 1190 par Gilbert Erail, cistra marinorum humilis procurator, au bas d\u2019un accord entre les templiers de la commanderie de Bure et les moines de Grancey. Il semble n\u00e9anmoins que le grand ma\u00eetre continua exceptionnellement de sceller au moyen du sceau aux deux cavaliers, comme en attestent les exemples de Pierre de Montaigu, validant un accord avec les Hospitaliers en 1221, et de Guillaume de Beaujeu, scellant comme t\u00e9moin un acte de Henri II de Lusignan, roi de Chypre et de J\u00e9rusalem, de 1286. \u00c0 l\u2019inverse, il peut arriver que le grand ma\u00eetre cumule sa charge avec celle de visiteur cismarin lorsque celle-ci est vacante, les retrais demandant express\u00e9ment qu\u2019au d\u00e9c\u00e8s ou lors du remplacement de ce dernier, sa matrice soit imm\u00e9diatement renvoy\u00e9e au grand ma\u00eetre (art. n\u00b0s 88 et 579). Le cas para\u00eet se produire avec Renaud de Vichier, scellant \u00e0 la fois comme grand ma\u00eetre de l\u2019ordre et visiteur lors du r\u00e8glement du diff\u00e9rend entre les Templiers et le comte de Champagne de juillet 1255 (ill. 3<\/a>).<\/p> \u00a0<\/p> Les provinces et les commanderies poss\u00e8dent \u00e9galement un sceau communautaire. \u00c0 Paris, le sceau de la commanderie, chef de la province de France, est renouvel\u00e9 avant 1290 : dans un quadrilobe \u00e0 redents figure une croix fleuronn\u00e9e, entour\u00e9e, \u00e0 gauche, d\u2019une image tr\u00e8s fid\u00e8le du donjon du Temple de Paris, reconnaissable \u00e0 ses tourelles d\u2019angle, et \u00e0 droite d\u2019un fr\u00e8re templier, sans doute le ma\u00eetre du Temple de Paris, \u00e0 genoux en pri\u00e8re (ill. 4<\/a>). Cet exemple confirme une gravure d\u2019assez belle qualit\u00e9, \u0153uvre d\u2019un orf\u00e8vre parisien accoutum\u00e9 \u00e0 ces encadrements et \u00e0 la repr\u00e9sentation quasi r\u00e9aliste du monument embl\u00e9matique de la commanderie parisienne. Le mod\u00e8le est conserv\u00e9 par l\u2019ordre de l\u2019H\u00f4pital d\u00e8s les ann\u00e9es 1330. D\u2019autres sceaux de commanderies sont document\u00e9s dans les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019arrestation ou, en 1308, lorsque les fr\u00e8res d\u2019Aragon s\u2019enferm\u00e8rent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leurs forteresses. Dans le royaume d\u2019Aragon comme \u00e0 Vaour, dans le Midi languedocien, ces sceaux reproduisent sans exception le mod\u00e8le du ch\u00e2teau \u00e0 trois tours, symbolisant ces forteresses, qui appara\u00eet comme le v\u00e9ritable prototype du pouvoir de commandement dans nombre de sceaux administratifs du Moyen \u00c2ge (ill. 5<\/a>). Tout juste ces forteresses sont-elles distingu\u00e9es par l\u2019adjonction de signes distinctifs comme des supports animaliers (l\u00e9vriers \u00e0 Monzon), parfois parlants (bars \u00e0 Barbera), une croix sommitale (Peria) ou des d\u00e9cors astraux (Vaour).<\/p> \u00a0<\/p> Les dignitaires de l\u2019ordre, du grand ma\u00eetre au titulaire d\u2019un commandement ou d\u2019une charge, peuvent poss\u00e9der un sceau dans le cadre de leur fonction. C\u2019est le cas des ma\u00eetres des provinces, des pr\u00e9cepteurs, de certains chapelains, tr\u00e9soriers ou commandeurs qui d\u00e9veloppent une iconographie vari\u00e9e, att\u00e9nu\u00e9e cependant par le souci des provinces d\u2019adopter un code visuel permettant une identification rapide de leurs sceaux : tour du Temple de Paris (France), croix patt\u00e9e (Poitou, ill. 6<\/a>), t\u00eate d\u2019homme barbu (Hongrie), Agnus Dei (Provence, Angleterre et Aragon, ill. 7<\/a>).<\/p> \u00a0<\/p> Certains dignitaires peuvent aussi faire usage d\u2019une matrice personnelle. La pratique, assez rare, est signal\u00e9e en 1286 lorsque Guillaume de Beaujeu appose son sceau propre, aux armes de son lignage (un lion), en contre-sceau de la tube. La matrice de Pierre P\u00e9llicier, chapelain du Temple au d\u00e9but du XIVe si\u00e8cle (ill. 8<\/a>), l\u2019une des rares conserv\u00e9es, reproduit le th\u00e8me christique du p\u00e9lican d\u00e9chirant ses entrailles pour nourrir ses petits, tout en faisant jeu de mots avec le nom du dignitaire. Le sceau de Jean de Tour l\u2019A\u00een\u00e9, tr\u00e9sorier du Temple de Paris entre 1274 et 1302, est int\u00e9ressant car il t\u00e9moigne tout \u00e0 la fois de l\u2019usage de ces embl\u00e8mes parlants et de la vogue des pierres grav\u00e9es serties dans les matrices de sceaux depuis la fin du XIIe si\u00e8cle. Document\u00e9 par une empreinte de 1295, cet objet est orn\u00e9 d\u2019une intaille ovale repr\u00e9sentant un aigle tenant une couronne dans le bec, elle-m\u00eame accost\u00e9e de deux tours et entour\u00e9e d\u2019une orle de fleurs de lis. Une autre pierre fameuse est celle ench\u00e2ss\u00e9e dans la matrice du sceau du secret (entendu comme sceau priv\u00e9) du ma\u00eetre de France et grav\u00e9e d\u2019un Abraxas, personnage fantastique repr\u00e9sentant une t\u00eate de coq sur un buste d\u2019homme port\u00e9 par des jambes en serpent (ill. 9<\/a>). Loin des interpr\u00e9tations \u00e9sot\u00e9riques auxquelles elle a donn\u00e9 lieu, cette intaille montre la fascination des crois\u00e9s pour ces pierres dot\u00e9es de vertus th\u00e9rapeutiques et prophylactiques qu\u2019ils ont rapport\u00e9es en nombre de leurs voyages en Orient.<\/p> \u00a0<\/p> D\u2019autres images sigillaires, enfin, sont le signe des d\u00e9votions personnelles des dignitaires de l\u2019ordre, \u00e0 l\u2019image de celle utilis\u00e9e par Guillaume de Gonesse, commandeur templier du Passage (magister passagii), vers 1255 (ill. 10<\/a>). Ce dignitaire, bas\u00e9 \u00e0 la commanderie de Marseille, est responsable de l\u2019acheminement du mat\u00e9riel et des hommes entre l\u2019Occident et l\u2019Orient. Ce petit sceau rond (25 mm) et an\u00e9pigraphe figure saint Georges, \u00e0 cheval, terrassant le dragon. D\u2019un style archa\u00efsant, ce sceau ne peut \u00eatre rattach\u00e9 aux mod\u00e8les occidentaux classiques des XIIe et XIIIe si\u00e8cles. La disproportion entre la t\u00eate et la croupe du cheval, l\u2019allure inhabituelle du cavalier, les traits du dessin qu\u2019augmentent les sillons dissym\u00e9triques du monstre et des \u00e9toiles du champ sont autant de caract\u00e9ristiques apparentant la gravure \u00e0 une intaille. De toute \u00e9vidence, il s\u2019agit ici d\u2019un sceau \u00e0 usage priv\u00e9 d\u2019inspiration orientale, peut-\u00eatre d\u2019un anneau sigillaire \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel a \u00e9t\u00e9 ench\u00e2ss\u00e9e, l\u00e0 encore, une pierre achet\u00e9e en Terre sainte et dot\u00e9e aux yeux de son propri\u00e9taire d\u2019un certain nombre de vertus, dont celle de le prot\u00e9ger lors de ses fr\u00e9quentes travers\u00e9es de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p> \u00a0<\/p> Les matrices de sceau de l\u2019ordre et des dignitaires furent confisqu\u00e9es au Temple de Paris par les hommes de Guillaume de Nogaret le 13 octobre 1307, tout comme celles des commanderies de France le m\u00eame jour. Symboles de la capacit\u00e9 juridique de l\u2019institution, elles furent pour la plupart d\u00e9truites apr\u00e8s la disparition de l\u2019ordre en 1312. Et avec elles tout un catalogue d\u2019images, bien plus nombreuses que celles conserv\u00e9es aujourd\u2019hui, qui \u00e9taient autant de t\u00e9moignages de la spiritualit\u00e9 de ces hommes, victimes expiatoires d\u2019un conflit qui les d\u00e9passait.<\/p> \u00a0<\/p> Arnaud Baudin<\/p> Directeur adjoint des Archives et du Patrimoine de l\u2019Aube \u2013 LAMOP (UMR 8589)<\/p> \u00a0<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Deux cavaliers sur un m\u00eame cheval<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage de l\u2019avers de la boule de l\u2019ordre du Temple (1259)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/D 9863<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Le D\u00f4me du Rocher<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau du grand ma\u00eetre (1255)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/D 9862<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Accord entre le grand ma\u00eetre Renaud de Vichier<\/strong> et le comte de Champagne Thibaud V au sujet des biens de l\u2019ordre du Temple en Champagne (juillet 1255). L\u2019acte est scell\u00e9 de la boule du visiteur et du sceau du grand ma\u00eetre.<\/p> \u00a0<\/p> Paris, Arch. nat., J 198B, n\u00b0 100<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t La Tour du Temple de Paris<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau de la commanderie du Temple de Paris (1290)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/D 9915<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Ch\u00e2teau \u00e0 trois tours<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau de la commanderie de Vaour (1303)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/D 9876<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Croix patt\u00e9e<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau du ma\u00eetre du Poitou (1302)<\/p> Arch. nat., sc\/E 1663<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Agnus Dei<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau de Raimond de Caromb, pr\u00e9cepteur du Temple en Provence (vers 1251)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/St 154<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t P\u00e9lican d\u00e9chirant ses entrailles pour nourrir ses petits<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Matrice du sceau de Peire Pellicier, chapelain du Temple (1308)<\/p> Paris, Bibl. nat. Fr., cat. 260<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Intaille \u00e0 l\u2019Abraxas<\/strong><\/p> \u00a0<\/p> Moulage du sceau du secret du ma\u00eetre de France (1259)<\/p> Paris, Arch. nat., sc\/D 9863bis<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t Saint Georges terrassant le dragon<\/strong><\/p> Moulage du sceau de Guillaume de Gonesse, commandeur templier du Passage (1255)
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Arch. nat., sc\/B 1558<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t